L'entretien familial en psychiatrie - 16

La pause s’impose

Arrivé aux trois-quarts de la séance, les soignants gagnent à réaliser une pause, si possible à un moment où ils sentent la famille disposée à s’ouvrir. Ce faisant, ils introduisent une respiration dans l’entretien, qui annonce la fin de celui-ci – mais précédée d’un temps pour le conclure.

Laissant la famille souffler (ou poursuivre les négociations amorcées, ou… la famille peut être très active pendant ce temps), les soignants se retirent pour confronter leurs points de vue et préparer la conclusion qu’ils vont donner à la famille.

Cette conclusion, très variable dans son contenu en fonction de la prise en charge en cours, doit toujours valoriser la mobilisation de la famille et la participation de chacun. Récapitulation sommaire de la situation, elle cherche à replacer les troubles du patient et leur prise en charge psychiatrique dans une perspective familiale, c’est-à-dire comme des éléments qui, tout en cherchant à résoudre des problèmes et à endiguer la souffrance, constituent aussi des entraves au développement familial.