Guérir de la schizophrénie ? - 4

Conclusion

Nous conclurons en élaborant une synthèse de différentes remarques qui ont émaillé notre réflexion et marqué le travail qui nous occupe aujourd'hui.

La schizophrénie est un concept délicat, fragile et qui doit être envisagé avec souplesse pour garantir une humanité permanente de la prise en charge.

L'espoir d'une forme de guérison peut être permis au-delà du soin et du portage de la personne malade, nous devons imaginer que tout malade est plutôt capable de se sortir de la maladie et qu'il est motivé plus ou moins intensément par cette espérance.

Notre rôle ne sera pas de le guérir, cela lui appartient, mais de lui donner un confort psychique satisfaisant afin qu'il puisse s'appuyer dessus pour construire sa propre sortie des troubles.

Des questions ouvertes par les discussions que nous avons engagées avec les éléments diagnostiques et pronostiques nous invitent à penser la schizophrénie plus largement qu'une maladie mais comme une expérience de vie... certes déstabilisante, blessante voire abîmante mais source d'une réflexion sur soi et sur l'altérité qui peut se révéler très enrichissante.