Traumatisme et famille - 5

Qu’en est-il de la répercussion sur la relation de ce rapport au temps modifié ?

Les symptômes  envahissent le champ de la relation :

- Retrait, repli social, rejet,

- Irritabilité, hostilité,

- Insomnie,

- Asthénie, apathie,

- Addictions, tentatives de fuite hors du réel du trauma.

….  Dans un temps qui se prolonge, se réactive parfois (procès, date anniversaire, etc.)

Qu’en est-il des enfants ?

- La symptomatologie de l’enfant aura une expression différente selon son âge, elle mettra en difficulté l’adulte qui a la charge d’en prendre soin.

- Le déni de la douleur de l’enfant, dont l’expression est polymorphe, accentuera l’inadéquation entre le besoin de l’enfant à être consolé et la difficulté du parent à être consolateur. (Romano, 2006)

Dans la plupart des situations, l’entourage familial et le conjoint se préoccupent très fort, au début, de la victime (de Clercq, 95) mais s’imaginent assez vite que les choses doivent s’apaiser et que, après quelques semaines, il ne faudra déjà plus y penser. C’est ainsi que les symptômes anxieux, phobiques, les troubles dépressifs, les conduites d’évitement, le syndrome de répétition provoqueront très souvent chez le conjoint et l’entourage non seulement un sentiment d’incompréhension, mais aussi d’exaspération voire de rejet.

La victime symptomatique, prise dans son temps traumatique, en rupture avec le temps de la famille, se désynchronisera de la vie de la famille et pourra s’en exclure, voire s’en trouver exclue.